Selon une étude très sérieuse menée par plusieurs scientifiques du département psychiatrique de l'université d'Oxford, le légendaire jeu d'arcade Tetris pourrait être employé comme un rémède pour calmer les chocs liés aux expériences traumatiques des patients.
Selon The Guardian, l'étude explique que ces chocs touchent la perception sensorielle, visuelle et spatiale en générant des images mentales. Un jeu tel que Tetris faisant appel aux capacités visuelles et spatiales, contribuerait donc à générer des images mentales et interférerait avec ces chocs traumatiques. Plus précisément, si une personne joue à Tetris une demi-heure après son expérience traumatisante, la fréquence des chocs diminuerait au bout d'une semaine.
Ainsi quarante participants se sont livrés à un scénario quelque peu surprenant. Par groupe de vingt, ils se sont portés volontaires pour regarder un film de 12 minutes montrant des scènes très violentes. L'ensemble des individus portait des caractéristiques similaires en termes d'âge et de sexe; aucun symptôme particulier d'anxiété n'a été révélé chez ces personnes. Après le visionnage, les participants de l'un des deux groupes joua à Tetris pendant une dizaine de minutes tandis que les autres restèrent assis. Lorsqu'ils furent interrogés sur les impacts émotionnels provoqués par le film, les personnes ayant joué à Tetris se révélèrent largement moins affectées que celles du second groupe.
source
jeudi, juin 11, 2009
Tetris pour lutter contre le stress post traumatique
Publié par psynaj à l'adresse 5:08 PM 8 Délires Liens vers ce message
mardi, juin 09, 2009
Le trouble de la personnalité borderline
Le trouble de la personnalité borderline est décrit comme
« un schéma envahissant d'instabilité dans les relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects, également marqué par l'impulsivité commençant chez le jeune adulte et présent dans un grand nombre de contextes. »
— DSM-IV, axe 2
Selon le DSM-IV, il faut au moins 5 des 9 critères présents pendant un laps de temps significatif :
1. Efforts effrénés pour éviter un abandon réel ou imaginé.
2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation.
3. Perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi.
4. Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (par ex., dépenses excessives, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie ou d'anorexie)
5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations.
6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (par exemple, dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)
7. Sentiments chroniques de vide.
8. Colères intenses (rage) et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (par ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées, colère subite et exagérée)
9. Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.
En somme, le trouble de personnalité limite est principalement caractérisé par:
* l'instabilité de l’humeur
* la difficulté à contrôler les pulsions, les actions, les agirs ou les réactions impulsives souvent néfastes
* les relations interpersonnelles instables
* une difficulté avec l’intimité
* une dissociation et une méfiance importante en présence de stress.
source
D'où vient ce trouble ?
On ne connaît aujourd'hui pas bien l'origine de ce trouble. Il semble qu'un traumatisme survenu précocement dans l'enfance en soit souvent à l'origine. Le rôle des parents est également souligné : une carence affective et une famille très autoritaire pourraient être des facteurs prédisposants. Des causes non psychologiques sont également évoquées, telles que des problèmes de variation de la sensibilité aux neuromédiateurs dans le cerveau (sérotonine notamment). Les hormones thyroïdiennes pourraient également jouer un rôle. Enfin, l'importance de l'hérédité semble réelle.
source
Publié par psynaj à l'adresse 4:59 PM 6 Délires Liens vers ce message