
Je vagais sur mon site préféré psychomédia et en lisant un article, l'envie m'a prise de visiter mon blog délaissé et d'y laisser quelques lignes sur cet article. Le sujet : le rejet. Un grand volet de la psychologie, qui va du sentiment d'angoisse que le bébé ressent dès l'absence de sa mère, jusqu'au vieillard qui commence à développer le sentiment d'abandonnisme dès que le poids de l'âge commence à se faire sentir. Bref, ce sujet prend une nouvelle tournure avec l'"addiction" virtuelle aux réseaux sociaux, le sujet peut faire rire plus d'un, mais n'empêche que c'est assez fréquent même si ça reste inavouable du coup. Voici le contenu de l'article :
Selon une étude qui vient de paraître, beaucoup de personnes sont affectés par "une absence de réponse à une demande d'être ajouté(e) comme ami(e) sur Facebook, par un "defriending" ou "unfriending" (être supprimé(e) d'une liste d'amis) ou parce que quelqu'un cesse de les suivre sur Twitter"
"Plusieurs ressentent un pincement et une surprise face au rejet dans les réseaux sociaux. "Les gens ont tendance à penser que ces relations sont sans importance et pas très profondes, mais nous nous dirigeons vers cela, avoir une grande partie de nos communications qui se jouent sur Internet," dit Kip Williams, chercheur en psychologie sociale à l'Université Purdue. "C'est ainsi que ça évolue et que nous interprétons notre valeur. Les gens se soucient de combien d'amis en ligne ils ont."
Ou de combien de gens les suivent sur Twitter. Une nouvelle application rendue disponible cette année, Qwitter, permet d'ailleurs aux membres de ce réseau de déterminer qui a cessé de les suivre et quel tweet (message) peut les avoir éloignés.
Le rejet dans les réseaux sociaux peut blesser davantage qu'une rebuffade en personne parce que les gens sont habituellement plus polis en face-à-face qu'il ne le sont en ligne. "Je crois que c'est souvent nettement pire en ligne lorsque les gens profitent d'un anonymat relatif pour être plus cruels qu'ils ne le seraient autrement", dit Jean Twenge, psychologue à l'Université de San Diego qui a étudié comment les réseaux sociaux affectent le développement de la personnalité.
Les réactions physiologiques au rejet sont les mêmes que les relations soient en ligne ou en face à face, a constaté Baldwin Way, chercheur à l'Université de Californie à Los Angeles qui étudie les réactions cérébrales au rejet social.
La douleur, explique-t-il, inclut deux composantes. En cas de douleur physique, une partie du cerveau identifie et localise la douleur. Une autre partie réagit de façon émotive. Cette dernière partie semble aussi être activée dans le cas d'une douleur émotive, par exemple quand une personne est exclue ou rejetée.
À la surprise du chercheur, la réaction neurologique au rejet se produit même quand le rejet se produit en ligne, en l'absence du langage corporel, des intonations de la voix et d'autres aspects des relations en face à face qui peuvent influencer la façon dont le rejet est perçu et ressenti.
"Si vous m'aviez demandé, il y a quelques années, si le rejet en ligne a le même effet qu'en personne, j'aurais dit non", dit-il. "Je croyais que faire quelque chose en personne avait un effet plus important qu'en ligne, mais des données intéressantes indiquent que les représentations mentales sont aussi puissantes que la réalité physique".
Ces données incluent les études de Williams, dans lesquelles des participants jouaient à un jeu de balle virtuel avec deux autres icônes. Dans un groupe les participants jouaient durant toute la durée du jeu. Dans un autre, ils étaient ignorés pendant la plus grande partie du jeu. Le deuxième groupe rapportait des sentiments de colère et des niveaux plus faibles d'estime de soi. Plus que cela, si les participants croyaient jouer avec des humains ou pas ne semblait pas affecter les sentiments de rejets. "Même quand les gens sont rejetés par l'ordinateur, ils réagissent", dit Twenge.
Source
Le virtuel va nous amener son lot de pathologies et de problèmes psychologiques, comme si les autres ne suffisaient pas !
vendredi, novembre 20, 2009
Les pathologies du virtuel !
Publié par psynaj à l'adresse 6:12 PM
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9 Comments:
Le résultat n'est pas aussi surprennat que cela étant donné que les relations virtuelles, ou à travers les réseaux sociaux ont remplacé les contacts de la vie réelle, on raconte ce qu'on fait sur facebook, on partage le dernier film, livre ou soirée avec ses "amis", on publie les photos des vacances et des sorties, du boulot et de la famille, chose qu'on partageait avant avec des gens en life.. si on est "rejeté" c'est qu'on n'"intéresse" pas, la plupart des gens meme s'ils ne l'avouent pas accordent de l'importance à ce que pensent les gens de leur statut, de leur commentaires..on vit bcp via le virtuel et c'est normal qu'on soit aussi affecté.
sinon contente de te relire
coucou nemella :)
En fait ce qui frappe, c'est que les gens ont tendance à se "mettre" au virtuel parce que effectivement la peur du rejet devient handicapante dans le réel, et ils croient parce que c'est anonyme, virtuel, ça va mieux passer, alors on trouve des gens qui deviennent agressifs, d'autres addictifs... et enfin de compte ils se rendent compte qu'il ne sont pas "intéressants" et là ça fait mal !
ce qui est bien dans tout ça, c'est que ça peut engendrer une prise de conscience sur le fait que du moment que le physique ne fait plus barrière, c'est l'intellect qui fait défaut ! pour d'autres c'est le contraire, ils arrivent à "intéresser" des gens alors que dans la vie réelle à cause de leurs physique, apparence ou je ne sais quoi ils n'arrivent pas à "plaire"
enfin de compte chacun trouve plus au moins son compte, l'essentiel c'est que le virtuel ne prenne pas plus de place qu'il n'en faut.
Je ne suis pas surprise car beaucoup manquent de recul. Le manque d'explications, dû à la facilité du clic sur "Delete" ou "Refuse" peut amener certains à se poser des questions, un peu paranoïaques des fois. Le fantasme prend une place énorme dans les relations exclusivement virtuelles, la Inbox est une réserve de déclarations d'amitié ou d'amour d'inconnu(e)s. C'est impressionnant cette façon de s'attacher à des inconnus.
Il y a un autre phénomène que révèle des réseaux comme Facebook et Twitter, c'est la tendance à la mégalomanie qui s'exprime soit par le besoin de cumuler un nombre impressionnant d'amis, soit par la création d'une page consacrée à soi et à laquelle on demande aux amis de devenir "fan de".
Le monde virtuel apporte certainement une reconnaissance qui manque à certains dans le monde réel. En France, par exemple, un grand nombre de blogs politiques leaders sont animés par des citoyens aussi anonymes que désintéressés (au départ).. et qui découvrent subitement que leur avis compte.. l'influence de la blogosphére dans les comportements de vote ou dans les prédispositions à acheter tel ou tel produits reste largement à étudier..
Je suis étonnée de cette étude alors que la plupart des blogueurs jouent un rôle dans cette sphère virtuelle. Je n'arrive donc pas à comprendre le processus !
@anonyme, la blogosphère n'est qu'un maillon de cette sphère virtuelle, néanmoins pour plusieurs, il s'agit tout simplement d'un "espace d'échange" et bcp sortent du cadre virtuel, bcp d'amitiés se sont crées à partir de là, les bloggueurs, ceux qui n'ont pas choisi l'anonymat, sortent de ce cadre, donc il s'agit là de faire la part des choses et se détacher de ce virtuel qui devient pour bcp de gens une partie intégrante de leur vie réelle.
un sujet tres vaste
le virtuel presente un grand espaçe
pour tout le monde......seulement mal interpreté par les uns qui utilisent l'anonyma pour faire voir l'autre façe sans risquer grand chose( .... )et meme realisé pourquoi pas...c'est une infection ....elle disparetera avec le temps au moins chez nous
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