mardi, juin 09, 2009

Le trouble de la personnalité borderline

Le trouble de la personnalité borderline est décrit comme

« un schéma envahissant d'instabilité dans les relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects, également marqué par l'impulsivité commençant chez le jeune adulte et présent dans un grand nombre de contextes. »
— DSM-IV, axe 2

Selon le DSM-IV, il faut au moins 5 des 9 critères présents pendant un laps de temps significatif :

1. Efforts effrénés pour éviter un abandon réel ou imaginé.
2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation.
3. Perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi.
4. Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (par ex., dépenses excessives, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie ou d'anorexie)
5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations.
6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (par exemple, dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)
7. Sentiments chroniques de vide.
8. Colères intenses (rage) et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (par ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées, colère subite et exagérée)
9. Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.


En somme, le trouble de personnalité limite est principalement caractérisé par:

* l'instabilité de l’humeur
* la difficulté à contrôler les pulsions, les actions, les agirs ou les réactions impulsives souvent néfastes
* les relations interpersonnelles instables
* une difficulté avec l’intimité
* une dissociation et une méfiance importante en présence de stress.

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D'où vient ce trouble ?

On ne connaît aujourd'hui pas bien l'origine de ce trouble. Il semble qu'un traumatisme survenu précocement dans l'enfance en soit souvent à l'origine. Le rôle des parents est également souligné : une carence affective et une famille très autoritaire pourraient être des facteurs prédisposants. Des causes non psychologiques sont également évoquées, telles que des problèmes de variation de la sensibilité aux neuromédiateurs dans le cerveau (sérotonine notamment). Les hormones thyroïdiennes pourraient également jouer un rôle. Enfin, l'importance de l'hérédité semble réelle.

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6 Comments:

Zorbouzara said...

Bjr Psynaj
Comment convaincre quelqu’un de vraiment atteint psychologiquement d’aller consulter ?

psynaj said...

aie aie, les commentaires ont été supprimés ! pff dsl pour les bloggueurs qui ont commenté cet article!

@zorbouzara, bjr:) justement on ne doit pas les convaincre, ça ne servira à rien, tant que la demande ne vient pas de la personne elle même, ça n'aboutira pas!

Zorbouzara said...

Je ne vois pas un bipolaire, un pervers narcissique ou un schizophrène (ceux qui sont sérieusement atteints et représentent un danger à eux-mêmes et aux siens) aller consulter de leur propre gré. Est-ce que la société est contrainte de subir les dégâts qu’ils peuvent occasionner ?

psynaj said...

@zorbouzara, si si si certains vont consulter de leurs plein gré, d'autres qui ne font plus la différence entre réalité et irréalité sont soit conduits par la famille ou les autorités quand il y a un problème.

Zorbouzara said...

Oui mais je parle de ceux qui l’entourage n'arrive pas à convaincre (je parle d'un cas concret) mais qui n'ont rien commis de grave ? Faut-il observer jusqu’il y ait dégâts ?!

Luna said...

Faut plutôt savoir si on est vraiment atteint par un trouble ou non! et c ça qui est délicat à conclure à mon avis.
A lire ton article, je présente quelques symptômes (de 5 à 9) mais pas tout!
J'ai bien peur que tout le monde souffre, mais que la psychanalyse ne soit pas la solution :)