vendredi, mars 14, 2008

Changement d'heure : perturbations physiologiques

C'est dans la nuit de samedi à dimanche (le 9 mars 2008), à 2 heures du matin, que se fait le changement d'heure en Amérique du Nord. Les horloges seront avancées d'une heure. Pour la deuxième année consécutive, le changement d'heure a lieu trois semaines plus tôt que les années précédentes. En Europe il a lieu le dernier dimanche de mars.

Le défi d'adaptation va au-delà de la perte d'une seule heure de sommeil selon une recherche européenne (1) publiée l'an passé dans la revue Current Biology.

L'organisme s'ajusterait plus difficilement au passage à l'heure avancée qui se fait au printemps qu'au retour à l'heure normale qui se fait à l'automne.

Selon les chercheurs, le changement d'heure représente une perturbation saisonnière significative qui peut avoir des effets sur la physiologie humaine.

Le rythme circadien humain utilise la lumière du jour pour demeurer en synchronie avec l'environnement à mesure que les saisons changent.

Dans une étude à grande échelle, qui a examiné les patterns de sommeil de 55.000 personnes d'Europe centrale, Roenneberg et ses collègues montrent que l'horaire de sommeil durant les jours de congé suit la progression saisonnière de l'aube à l'heure normale, mais pas à l'heure avancée.

Dans une deuxième étude, ils ont analysé l'horaire de sommeil et d'activité pendant 8 semaines entourant les deux changements d'heures (passage à l'heure avancée du printemps et retour à l'heure normale de l'automne) chez 50 personnes, en tenant compte des préférences individuelles naturelles d'horaires ("chronotype"), qui varient de la personne matinale à l'oiseau de nuit.

Ils ont observé que l'horaire de sommeil et le pic dans les niveaux d'activité s'ajustent facilement au retour à l'heure normale en automne, mais que l'horaire d'activité ne s'ajuste pas au début de l'heure avancée au printemps, spécialement chez ceux qui aiment se coucher et se lever tard.

"Alors que nous pensons généralement que les changements apportés par l'heure avancée ne représentent "qu'une heure", ils ont des effets beaucoup plus importants si nous tenons compte du contexte des changements circadiens saisonniers", dit Roenneberg.

"Cette apparemment "petite" heure, se traduit par un retour en arrière de 10 semaines dans la progression annuelle de la relation entre notre cycle d'éveil/sommeil, quatre semaines au printemps et six à l'automne".

"Après avoir pris en compte l'ajustement saisonnier, les résultats de la recherche montrent que l'horloge biologique humaine ne s'ajuste pas à la transition à l'heure avancée" dit Roenneberg. "Cela est spécialement vrai au printemps pour les gens qui sont du chronotype tardif comme le montrent leurs patterns d'activité quotidiens.

Leur horloge biologique demeure à l'heure normale, l'heure de l'hiver, alors qu'ils ont à ajuster leur horaire social à l'heure avancée tout l'été.

(1) Projet EUCLOCK, financé par l'union européenne
PsychoMédia avec source:
Eurekalert

3 Comments:

sassou said...

C pour ça alors docteur que j'ai l'impression de peter un cable!!!!! ajouté à ça le manque de soleil..les gens ici sont à bout de nerf..

Sosso said...

alors je ne suis pas la seule personne qui souffre de cette fantaisie de changement d'heure. En fait pour moi c'est un calvaire dans les deux sens et je supporte très mal le retour à l'heure d'hivers. Je deviens tout simplement dépressif.
depuis qq temps j'ai trouvé une solution, voyager comme ça le changement d'heure est déguisé en décalage horaire.
Et je n'ai pas vraiment de soucis pour gérer le décalage horaire.
Allez comprendre pourquoi.
Je me demande encore pourquoi on nous fait subir ça est-ce juste pour prouver qu'on décide de tout pour nous même le temps?

elisabeth said...

Je vois qu'il y a plus de personnes qui en souffrent aussi bien dans un sens que dans l'autre (au printemps et à l'automne). Mais on est obligé de faire avec... Bon après midi.