dimanche, janvier 28, 2007

vivre sous une autre apparence

Depuis la naissance, le jeune bébé explore son environnement, petit à petit il commence à se sentir distinct de sa mère, à construire sa propre identité. Quelques mois après il se reconnait dans le miroir en pointant son image, son visage, il commence à faire des grimaces, à sourire …
Le visage est notre reflet, c’est ce qui nous représente, il rassemble tous les sens. C’est la marque de l’individualité, le reflet de l’âme, Il nous différencie des autres, nous rend uniques.
Vivre avec le visage de quelqu’un d’autre peut susciter une forme de dépersonnalisation. « La dépersonnalisation est un phénomène clinique fascinant désignant un trouble de la conscience de soi avec un détachement émotionnel des sentiments propres, des pensées ou des actes propres »
Un manque d’unité corporelle, Les patients expérimentent un détachement émotionnel de leurs sentiments propres, de leurs pensées et/ou de leurs actes. Cette diminution du vécu émotionnel est paradoxalement associée à un sentiment pénible et à un vécu angoissant. Le sujet se sent parfois confronté à l’imminence d’un danger extrême comme la folie ou la mort. La déréalisation se rapporte à une altération de la perception du monde et de la réalité extérieure, parfois exprimée par la perte du sentiment de familiarité.
D’un autre coté imaginez un parent ou une connaissance du défunt duquel on a prélevé le greffon, qui rencontre cette personne, imaginez le choc , l’angoisse, …
Vivre et essayer de s’accepter soi même, avec ses défauts n’est déjà pas facile, adopter et cohabiter avec une autre apparence, un autre soi, c’est encore plus difficile. Faire le deuil d’un soi tout en existant encore !
C’est pour cette raisons que dans les instituts de chirurgies esthétiques qui se respectent avant de faire cet acte chirurgical pour modifier l’apparence physique, on a recours à une consultation psychologique et un bilan pour déterminer si la personne est capable d’accepter cette modification aussi minime soit elle !

samedi, janvier 27, 2007

L'ENFER DE LA DIFFERENCE

Un homme de 27 ans a subi une greffe du nez, de la bouche, du menton et d’une partie des joues, atteint d'une forme de neurofibtomatose plus connue sous le nom de la " maladie d'éléphant man", cette maladie qui touche la plupart du temps la peau, le corps, sous forme de protubérance plus ou moins importante, peut aussi atteindre le visage, ses muscles et provoque une malformation des tissus, génante non seulement sur le plan physique mais aussi moteur et sensitif.

Le cas de Joseph Merrick n’est pas un mythe, celui qui sera surnommé plus tard Elephant Man.
D’apparence tout à fait normale à la naissance, il développe à l’âge de deux ans une première protubérance à la lèvre supérieure, dessinant ainsi l'ébauche d'une trompe
d'éléphant.
Toutes les questions se posent actuellement sur la possibilité du rejet du greffon, sur la possibilité de développer un sentiment de depersonnalisation de troubles depressif. En effet le visage est ce qui nous individualise le plus, c'est le miroir de nos émotions, de nos expériences. Comment vivre et supporter le visage d'un autre? comment véhiculer nos propres émotions sur un autre visage?
c'est pas facile, et rien que d'y penser ça peut angoisser plus d'un!

mardi, janvier 23, 2007

On est tous complexés

le complexe d'oedipe entre en jeu chez tous les enfants entre 3 et 5 ans et se réalise en deux périodes, c'est la période de l'avènement de sa libido, ou il commence à imaginer la sexualité parentale.
le garçon commence alors par un jeu de séduction avec sa mère en s'exhibant et en ayant une attitude hostile envers le père qu'il considère en tant que rivale. c'est la phase phallique.
la deuxième période est celle de la peur de la castration ou angoisse de castration ( toujours imaginaire mais vécue par le garçon) elle est vécue comme une punition ou une sanction du père face à la rivalité et au comportement du petit garçon, ou dans certains cas, il s'agit d'une identification à la mère et une tentative de séduire le père ( d'où les problèmes d'identités sexuelles plus tard)
le surmoi entre en jeu et cette angoisse va signer la fin du complexe d'oedipe chez le garçon, cette libido ou ce désir incestueux sera sublimé .
c'est pour cette raison qu'un certain nombre d'hommes adultes, cherchent en leurs femmes des caractéristiques de leurs mère, une sorte du retour du refoulé sublimé, et d'autres qui ont bien vécu leurs sexualité avant le mariage, se trouvent dans l'incapacité à s'épanouir dans le cadre du mariage ( l'angoisse liée au désir incestueux ).

Contrairement au garçon, chez qui l'angoisse de la castration signe la fin du complexe, chez la fille c'est le complexe ( et non angoisse) de castration qui signe le début du complexe d'oedipe, se trouvant avec sa mère dépourvus de ce que les garçons possèdent, la fille commence sa quete, en essayant de séduire le père et avoir un garçon de lui ( hé oui tout ça passe dans la tete d'un enfant de 3 ans !) se trouvant incapable de le réaliser et trouvant qu'elle ne peut désormais pas acceder à la place de la mère, ajoutant à cela l'angoisse de la perte d'amour de la mère, la fille finit par laisser tomber, Freud dit que les filles ne sortent jamais de ce complexe, d'autres disent que la fin de l'oedipe est signée par la mise au monde d'un garçon!
ce renoncement permet à la fille de s'identifier à la mère, dans le cas contraire la fille reste à la quete de cet organe et affiche une conduite masculine!

dimanche, janvier 21, 2007

l'appareil psychique


samedi, janvier 20, 2007

AGRESSIVITE

En psychologie etre agressif c'est faire en sorte de porter atteinte (morale, physique ) à un individu ou un groupe.
l'agressivité peut prendre plusieurs visages ( l'ironie, les mots blessant, la grossiereté, et meme les farces...)
D'ou vient l'agressivité?

la frustration: certaines personnes souffrent d'un manque de confiance ,d'un sentiment d'infériorité, dont ils ne connaissent pas l'origine, ça induit un fort sentiment de frustration et une angoisse, l'appareil psychique ne pouvant pas supporter cette angoisse , la sublime, la refoule , la transforme en agressivité dirigée vers un proche, un inconnu...

Lors des entretiens cliniques qu'on mène avec les patients, il y a ce qu'on appelle le tranfert, terme psychanalytique qui désigne un mécanisme de défense : c'est la projection par le patient , du contenu de son inconscient ( pulsions, amour , haine...) sur le clinicien (psy) qui lui apparaît alors dotée de qualités bien différentes de sa réalité.

Freud a été amené à étudier de près, dans le masochisme et le sadisme, les multiples combinaisons de l'agressivité et de la sexualité. Sa grande découverte en ce domaine est que le masochisme est premier, qu'il existe dans l'homme un besoin fondamental d'autopunition lequel devient agressivité en se retournant contre autrui: "Tout se passe comme si nous étions contraints pour ne pas céder à la tendance d'autodestruction, pour éviter notre propre destruction, de détruire gens et choses. "(Nouvelles C²onférences sur la psychanalyse.)

les nouvelles recherches en psychologie montrent que l'agressivité est génétique, mais l'environnement dans lequel l'enfant vit est aussi important.

mercredi, janvier 17, 2007

le vrai dictionnaire

AUTOBUS : Véhicule qui roule deux fois plus vite quand on court après que lorsqu'on est dedans.
BABY-SITTER : Adolescent(e)s devant se conduire comme des adultes de façon à ce que les adultes qui sortent puissent se comporter comme des adolescents.
BANQUIER : Personne qui serait d'accord pour vous consentir un prêt à la condition que vous lui apportiez la preuve que vous n'en avez pas besoin.
BOY SCOUT : Un enfant habillé comme un couillon, commandé par un couillon habillé comme un enfant.
CAPITALISTE : Personne qui se rend en voiture climatisée de son bureau climatisé à son club climatisé pour y prendre un bain de vapeur.
CHANDAIL : Vêtement que doit porter un enfant lorsque sa mère a froid.
CONSULTANT : Se dit de celui qui consulte ta montre, te dit l'heure et te fait payer la prestation.
DANSE : Frustration verticale d'un désir horizontal.
ECONOMISTE : Expert qui saura demain pourquoi ce qu'il a prédit hier n'est pas arrivé aujourd'hui.FACILE : Se dit d'une femme qui a la moralité sexuelle d'un homme.
HARDWARE : partie de l'ordinateur qui reçoit les coups quand le software se plante.
INTELLECTUEL : se dit d'un individu capable de penser pendant une heure à autre chose qu'au sexe.
MAL DE TETE : contraceptif le plus utilisé par les femmes.
MARIAGE : Union qui permet à deux personnes de supporter des ennuis qu'ils n'auraient pas eus, s'ils étaient restés seuls.
NYMPHOMANE : terme utilisé par certains hommes pour désigner une femme qui a envie de faire l'amour plus souvent qu'eux.
ORTHODONTISTE : Magicien qui vous met dans la bouche, une partie de ce qu'il vous retire des poches.
PARLEMENT : Nom étrange formé des verbes "parler" et "mentir".
PESSIMISTE : optimiste qui a l'expérience.
PROGRAMMEUR : personne qui résout, de manière incompréhensible, un problème que tu ignorais avoir.

PSYCHOLOGUE : c'est celui qui regarde les autres quand une jolie femme entre dans une pièce.

PROGRES : Doctrine qui consiste à compliquer ce qui est simple.

REVEIL-MATIN : Instrument inventé pour réveiller les gens qui n'ont pas de jeunes enfants.
SARDINE : Petit poisson sans tête qui vit dans l'huile.
SECRET : Information que l'on ne communique qu'à une seule personne à la fois.
SNOBISME : Action de s'acheter des choses qu'on n'aime pas avec de l'argent qu'on n'a pas dans le but d'impressionner des gens qu'on n'aime pas.
SYNONYME : Mot à écrire à la place de celui dont on n'est pas certain de l'orthographe.
TRAVAIL D'EQUIPE : C'est la possibilité de faire endosser les fautes aux autres.
VEDETTE : Personne qui travaille dur toute sa vie pour être connue, et qui porte ensuite de grosses lunettes noires pour ne pas être reconnue.

FREUD, l'homme privé

Freud n'avait pas échappé, à sa naissance, aux prédictions occultes de plusieurs voyant(e)s. Sa mère avait ardemment désiré pour lui, une renommée exceptionnelle, et le jeune Freud - inconsciemment - n'y était pas resté insensible.
. . . " Je pense à ce qu'on m' a raconté si souvent dans mon enfance : Lors de ma naissance, une vieille paysanne avait prophétisé à ma mère, fière de son premier enfant, que ce serait un grand homme"... ,
écrit Freud dans L' Interprétation des rêves (ibid, p. 171-172).
Quelques lignes plus loin, il raconte un autre épisode du même genre :
…"Mes parents m'avaient emmené un soir, alors que j'avais déjà onze ou douze ans, dans un des cafés du Prater. Ils virent un homme qui allait de table à table et, pour quelques sous, improvisait des vers sur le thème qu'on lui donnait. Ils m'envoyèrent quérir le poète à notre table, et celui-ci (... ) prédit que je serais un jour ministre. Je me rappelle fort bien l'impression que me produisit cette seconde prophétie"...
Certes, il explique aussitôt au lecteur, dans un mouvement de dénégation :
. . . ",il y a tant de mères remplies d'espoir" ...
Sans doute ces anecdotes constituent-elles un point de départ pour l' étude ce qu'il appellera plus tard le "transfert de pensée".
a/ La superstition :
Dans une lettre du 4 Juillet 1882, il recommande à sa fiancée, Martha, de mettre une pièce d'argent dans sa tirelire et lui écrit :
.."Tout métal a le pouvoir magique d'en attirer d'autre ; le papier est emporté par le vent. Tu sais que je suis devenu superstitieux. La raison est terriblement austère et sombre ; une petite superstition a quelque charme". . .
Voilà un exemple illustrant le "principe de contiguïté" dont nous parlions p.37 .
Dans une autre lettre à Martha, datée du 26 Août 1882, il lui demande si elle ne l'en avait pas moins aimé...
. . . "jeudi dernier, à onze heures ...
Freud venait de se cogner la main contre une table chez un chirurgien qui lui incisait un abcès de la gorge. Il avait brisé son anneau de fiançailles.
Au même moment Martha mangeait du gâteau, paraît-il (in C. Moreau, ibid, p.26).
Un même mouvement de dénégation s'ensuit :
..."Je dois avouer que mon coeur n'a pas défailli, je ne fus pas saisi de pressentiment sur la fin malheureuse de nos fiançailles ( . . . ) . Un homme sensible aurait ressenti tout cela, mais ma seule pensée fut que la bague devait être réparée et que de tels accidents ne peuvent guère être évités" ... (lettre à Martha du 26 Août 1822).
Au chapitre XII de La Psychopathologie de la vie quotidienne, il écrit :
. . ."Le fait d'avoir été conduit devant une maison qui n'était pas celle de ma malade, signifierait-il quelque chose ? Pour moi, non, c'est certain. Mais si j'étais superstitieux, j'aurais aperçu dans ce fait un avertissement, une indication du sort, un signe m'annonçant que la vieille dame ne dépasserait pas cette année" ...
Quelques pages avant ce passage, il reconnaissait en lui :
. . . »une tendance à la superstition dont l'origine m'est restée longtemps inconnue"...
Par contre, quelques pages plus loin, il insistera pour que le lecteur reconnaisse en lui
... "tout ce qui le distingue d'un homme superstitieux". . .
b/ L' efficacité symbolique/magique :
Dans La Psychopathologie de la vie quotidienne, il nous rapporte plusieurs anecdotes à propos d'actions "magiques" auxquelles il se serait livré.
Un jour, il brisa le couvercle en marbre d'un encrier pour obtenir un cadeau de sa soeur.
Une autre fois, sa fille aînée était en danger de mort à la suite d'une opération. Freud visa avec une pantoufle une statuette de marbre - qu'il brisa - en signe de sacrifice propitiatoire.
Une figurine égyptienne subit le même sort, plus tard, pour préserver une amitié.
Enfin, une fois, Anna, sa fille aînée devait rentrer à Vienne par le train. Freud écrit à Ferenczi :
. . . "Pendant la nuit, il y eut un accident de chemin de fer sur la ligne qu'elle devait emprunter. Aussi à titre de protection - je perdis mon pince-nez et son étui en me penchant dans les bois "…
(lettre à Ferenczi du 14 Août 1925; in C. Moreau, ibid, p.28)
Ces exemples illustrent, cette fois, le "principe de similitude" régissant la "pensée magique" (voir, p.37 ).
c/ La numérologie :
Freud était également très superstitieux à l'égard des nombres "fatidiques". Ce penchant remonte à sa relation avec W. Fliess (1887-1902) et à la croyance en la périodicité des chiffres 23 et 28 que celui-ci développa, à laquelle Freud crut pendant longtemps. [5]
_(F1, 23) évoque cet aspect caché de la personnalité de Freud.
Par exemple, Freud nourrissait une superstition privilégiée pour le chiffre 17 qu'il avait tiré, un jour, dans une tombola ; ce chiffre devait révéler le caractère : le mot "fidélité" lui était associé. Aussi Freud prit-il soin de se fiancer un 17.
Cette superstition pour les nombres aurait commencé en 1899, date à laquelle un nouveau numéro de téléphone lui avait été attribué (in C. Moreau, ibid, p. 30) .
Freud crut mourir à 41 ans - en 1897 - selon les calculs périodiques de W. Fliess ; puis à 51 ans, en 1907. Cette date est "fatidique" pour une autre raison : C'est celle de la 2ème édition de La Psychopathologie de la vie quotidienne, dans laquelle Freud ajoute de nombreuses remarques concer­nant la superstition et, par ailleurs, supprime une note (qui ne se trouve que dans la Standard Édition) disant sa crainte de mourir précisément cette année là - en 1907 ! (in C. Moreau, ibid) .
Puis ce fut la crainte de mourir à 61-62ans ,en 1917,etc... .
Comme précédemment, Freud ne veut pas paraître superstitieux aux yeux du lecteur et use d'un stratagème. Cette fois, c'est sur le mode de la distanciation impersonnelle qu'il relate une anecdote dans La Psychopathologie de la vie quotidienne.
…"Un monsieur qui a une préférence particulière pour les nombres 17 et 19 se rappelle, après quelques instants de réflexion, qu'à 17 ans, il a conquis la liberté académique en devenant étudiant, et qu'à 19ans , il a fait son premier grand voyage et, bientôt après sa première découverte scientifique. Mais la fixation de cette préférence ne s'est effectuée que deux lustres plus tard, lorsque les mêmes nombres eurent acquis une certaine importance pour sa vie amoureuse"…
Il s'agit, bien sûr, de lui-même.
Il serait, trop long d'évoquer l'intérêt que Freud portait aux tarots et à la Kabale dans la tradition mystique juive. D. Bakan (in Freud et la tradition mystique juive, Paris, Payot, 1964 ; C.Moreau, ibid, p. 24) pense que cet arrière-fond culturel hassidique n’est pas innocent au regard de la superstition que Freud nourrissait pour les nombres.
Voilà deux exemples prouvant que Freud fut - inconsciemment ? – marqué par des prédictions "occultes" relatives à son destin.

lundi, janvier 15, 2007

FREUD ET LES FEMMES

suite au post de Luna's island: Les femmes... et après avoir cité Freud , et suite à mon commentaire elle voulait connaitre ce qu'il avait dit à propos des femmes, je publie ces quelques citations de FREUD que je trouve assez mysogines :

« …l’infériorité intellectuelle de tant de femmes, qui est une réalité indiscutable, doit être attribuée à l’inhibition de la pensée, inhibition requise pour la répression sexuelle. » Sigmund Freud, 1908: Die ’’kulturelle’’ Sexualmoral und die moderne Nervosität. Trad. fr. in : Freud, La Vie Sexuelle. P.U.F. 1969, page 42.

« C’est un fait connu, et qui a donné aux hommes ample matière à récrimination, que souvent le caractère des femmes s’altère singulièrement une fois qu’elles ont renoncé à leur fonction génitale. Elles deviennent querelleuses, tracassières et ergoteuses, mesquines et avares ; elles font ainsi montre de traits d’érotisme sadique anal qu’elles ne possédaient pas auparavant, durant leur féminité. » Sigmund Freud, 1913— Die Disposition zur Zwangsneurose. Ein Beitrag zum Problem der Neurosenwahl. [Conférence Congrès internat. Psychanalyse, Munich 7 et 8/09-1913] *GW 8: 442-452; *CP 2: 334-341; *SE 12: 311-326. La disposition à la névrose obsessionnelle. *NPP: 189-197. Page 195.

« Le secret de l’imbécillité physiologique des femmes réside dans le fait qu’elle est une conséquence du refoulement sexuel. Comme on leur interdit de penser à ce qu’il y a de plus valable pour elles, l’activité de la pensée en général n’a plus de valeur du tout. »
Sigmund Freud, rapporté par Otto Rank, secrétaire de la Société Psychanalytique de Vienne, dans la séance du 3 mai 1911. MINUTES de la Société Psychanalytique de Vienne (1906-1918). Nunberg (H.) Federn (P.) Eds., 1962-1975: Les Premiers Psychanalystes (vol 3: 1910-1911). Gallimard, 1979, pages 244-245.

Même si la femme « doit être jugée avec indulgence et tolérance dans les domaines où elle est en retard sur l’homme », « Il est vrai, dit Freud, que la femme ne gagne rien à étudier et que cela n’améliore pas, dans l’ensemble, la condition des femmes. En outre, la femme ne peut égaler l’homme dans la sublimation de la sexualité. » Sigmund Freud, rapporté par Otto Rank, secrétaire de la Société Psychanalytique de Vienne, dans la séance du 15 mai 1907. MINUTES de la Société Psychanalytique de Vienne (1906-1918). Nunberg (H.) Federn (P.) Eds., 1962-1975: Les Premiers Psychanalystes (vol 1: 1906-1908). Gallimard 1976, pages 219 et 220.

samedi, janvier 13, 2007

Connaissez-vous l'hopital razi?

Appréhendé díabord par des institutions privés à caractère humanitaire et religieux, líassistance psychiatrique ne deviendra une préoccupation des pouvoirs publics qu'au début au XVIIIème siècle.
Après l'Hôpital El Azzafine, construit en 1963, appelé plus tard " Aziza Othmana ", du nom de la princesse Aziza Othmana, petite-fille d'Othman bey, fondateur de la dynastie des Beys de Tunis. L'Hôpital Sadiki ouvrira en 1879 avec 120 lits dont 50 seront réservés aux malades mentaux.
La mise en place d'une assistance psychiatrique commencera en 1911 avec la création à l'hôpital civil français (future Hôpital Charles Nicole) du service des nerveux. Ce service conçu pour héberger quelques français (en attendant leur transfert dans la métropole) allait abriter tous les malades de toutes nationalités et ce jusqu'à l'ouverture en 1931 de l'Hôpital pour les malades mentaux de La Manouba, créé par un décret beylical en date du 20 mai 1924.
Il fût ouvert avec trois (3) pavillons de 60 lits chacun pour atteindre au moment de líindépendance 700 lits.
Calqué sur le modèle des hôpitaux psychiatriques français tant au niveau de l'architecture (structure pavillonnaire), son emplacement géographique (loin de la cité), l'Hôpital avait aussi les mêmes caractéristiques de fonctionnement (direction médicale, caractère administratif assujetti à la loi de 1838 régissant l'internement des malades mentaux).
Quarante (40) ans après líindépendance, l'Hôpital Razi (nouvelle dénomination en 1960) demeure la pièce maîtresse du dispositif de l'assistance psychiatrique.
Depuis 1956, date de l'indépendance, plusieurs facteurs ont permis une évolution de la psychiatrie en Tunisie.
- La tunisification et la multiplication des cadres à tous les échelons.
- Les nombreux progrès enregistrés dans le domaine clinique et surtout thérapeutique.

- La mise en place d'un support informatique important.
- Le remplacement des équipements médico-techniques.
- L'exécution des lots techniques qui contribueront largement à l'amélioration des conditions de séjour des malades.


LíHôpital Razi est situé dans un domaine agricole de 42 hectares. Il a actuellement une capacité de 640lits. Il s'est ouvert à la cité par l'ouverture de trois (3) services : un service de médecine interne, un centre de santé de base et une unité de stomatologie.

Pourquoi l'amour est il aveugle?

La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.

Tous les invités y allèrent. Après le café la Folie proposa : On joue à cache-cache ? Cache-cache ? C'est quoi, ça ? - demanda la Curiosité. Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez. Quand j'ai fini de compter je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
1, 2, 3,... - la Folie commença à compter.

L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.

La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre. La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher. L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.

La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient. Le Désespoir étaient désespéré en voyant que la Folie était déjà à nonante-neuf.

CENT ! cria la Folie. Je vais commencer à chercher...

La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert. En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché. Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda : Où est l'Amour ?
Personne ne l'avait vu.

La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. Mais elle ne trouvait pas l'Amour.

Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, pris un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, lorsque soudain elle entendit un cri.

C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours. L'Amour accepta les excuses.

Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.


source:funfou

mercredi, janvier 10, 2007

composition de philo

Sujet: "Abordez, de manière concise, les trois domaines suivants:
1) Religion
2) Sexualité
3) Mystère

Une seule copie a reçu 20/20 !

qu'est ce qu'il y avait il dedans?

Quand les femmes se sentent mal

Selon une chercheure australienne, Jane Ussher, le syndrome prémenstruel (SPM), la dépression post-partum et les symptômes de ménopause sont davantage dus au stress, c'est-à-dire aux facteurs sociaux, qu'aux hormones.
Les femmes se font vendre l'idée que leur corps est biologiquement en faute et qu'elles ont besoin de médication quand en fait les pressions pour être une "superwoman" sont plus proabablement à blâmer, dit cette spécialiste de la psychologie de la santé des femmes. Les femmes, dit-elle, sont contrôlées par les pratiques médicales qui considèrent leur mal-être ("unhappiness") comme une condition biomédicale, ce qui légitimise la gestion médicale de leur condition. Elle argumente que le SPM et la dépression poat-natale sont essentiellement une forme de rage réprimée que les femmes ressentent plutôt qu'une maladie médicale.
Ses recherches, dit-elle, ont montré que leur détresse provient souvent du fait qu'elles essaient d'en faire trop pour les autres, exceptées pour elles-mêmes. Le problème avec la vision médicale est qu'elle ignore le fait que le mal-être des femmes est souvent une réponse compréhensible aux réalités de leur vie. La chercheure a mené des interviews en profondeur avec des femmes australiennes et britanniques pour conclure que la détresse prémentruelle, de la dépression post-partum et de la ménopause est souvent liée à la façon dont les femmes se sentent obligées d'être de bonnes épouses, de bonnes mères et de prendre soin des autres émotionnellement. Il s'agit d'une forme d'auto-censure, considère-t-elle. Les femmes sentent qu'on s'attend à ce qu'elles composent avec une gamme de responsabilités - incluant leur emploi, leur partenaire, leurs enfants, la famille élargie, le travail de la maison, etc. - sans se plaindre. Elles deviennent en détresse par rapport à l'état de leur vie et cherchent de l'aide pour se faire dire qu"il s'agit probablement du résultat de ces trois diagnostics.
La notion de la femme en ménopause étant dans un tourbillon psychologique est un mythe selon elle. Les taux de dépression chez les femmes diminuent en fait avec l'âge, avec seulement 7% des femmes âgées de 45 à 54 ans vivant une dépression. La chercheure rapporte qu'un thème courant émergeant de son travail est que les femmes se sentent souvent non supportées et mal comprises durant les premières années qu'elles ont des enfants mais qu'elles sont plus heureuses plus tard quand les responsabilités diminuent et que leur vie leur appartient davantage à nouveau. Ses travaux, dit-elle, remettent en question les buts de vie qui structurent la vie des femmes à partir de la puberté: la notion que le bonheur des femmes se gagnent à travers l'amour, la romance et la maternité et que la plus grande satisfaction des femmes vient en prenant soin, en maternant et en se sacrifiant.
Selon ses recherches, il semble que plusieurs femmes n'atteignent une position d'équilibre et de paix que lorsqu'elles peuvent mettre ces mythes derrière, ou réaliser qu'elles ne peuvent plus les soutenir ou sentir qu'elles ont payé leur dû, et peuvent se tourner vers leurs propres besoins pour la première fois dans leur vie. Ses recherches montrent, dit-elle, que les femmes composent avec les changements et le stress à différents moments de leur vie si elles peuvent avoir un répit de leurs reponsabilités et des options pour prendre soin d'elles. Prendre des mesures pour prendre soin d'elles réduit l'impact de leurs symptômes, les aident à se recentrer et ne pas avoir peur de demander de l'aide ou du support si elles en ont besoin.

lundi, janvier 08, 2007

Fantasmer est-ce normal ?

C'est la question qui revient le plus souvent en consultation : est-il normal d'avoir des fantasmes ?

Tout le monde a des fantasmes même ceux qui croient que c'est "malsain, même ceux qui le nient.Le fantasme est un phénomène psychique présent depuis la petite enfance, il est le signe que notre inconscient est bien là (et autant dire que sans l’inconscient nous ne serions pas là non plus).Un fantasme est un scénario imaginaire où le sujet est présent de façon plus ou moins nette, et qui figure l’accomplissement d’un désir conscient ou inconscient. On fantasme facilement sur des choses qu’on ne connaît pas bien, ainsi les jeunes enfants fantasment sur les relations sexuelles. Comme ils ne savent pas encore ce que c’est, ils se font leur propre représentation de la chose, c’est un fantasme. Les fantasmes sont là pour exorciser des choses qui nous intriguent, qui nous interpellent, ou qui nous font peur. Car ce qui fait peur attire également.Il ne faut donc pas prendre tous les fantasmes pour de réels désirs. Car si on jugeait les gens sur leurs fantasmes, alors la plupart des gens seraient diagnostiqués comme étant de grands pervers. On peut avoir des fantasmes sado-maso sans pour autant être réellement attiré par ce genre de choses. C’est pourquoi il n’est pas toujours bon de vouloir mettre ses fantasmes en pratique. Certains fantasmes sont dirigés par le conscient, comme le fait de fantasmer que l’on est une star de la chanson, adulée par des fans en délire. Et d’autres fantasmes sont dirigés par l’inconscient, ce sont les fantasmes qui nous dérangent, ceux qu’on ne peut raconter et dans lesquels on ne se reconnaît pas. Ces derniers dépendent souvent de nos traumatismes, de notre enfance, des expériences vécues, qui parfois sont des choses oubliées.Les fantasmes mettent en image ce qui trotte dans notre tête de façon récurrente. Lorsqu’un désir ne peut être assouvi le fantasme prend la relève et tente de compenser la frustration. Et plus la frustration est grande plus le désir a des chances de se transformer en fantasme.
www.tasante.com/

Excusez l'ignorance !

Une étude publiée dans le dernier numéro de la revue International Studies Perspectives examine les attitudes des étudiants américains envers les Arabes. Elle montre que moins les étudiants sont connaissants sur le monde arabe, plus ils sont susceptibles d'être d'accord avec une vision négative de celui-ci.

Ceux qui ont de meilleures connaissances de la géographie et d'informations factuelles sur le Moyen-Orient avaient une image positive des Arabes. Dans l'ensemble, les Arabes-Américains évaluaient le monde arabe le plus positivement, suivis par les Asiatiques, les Africains-Américains et finalement les Blancs Américains. Les résultats montrent que l'information biaisée des médias américains nourrit en partie les attitudes négatives des étudiants. Une recherche antérieure avait montré que les médias en général et en particulier les médias de nouvelles constituent une source significative de socialisation politique des jeunes. À cause du développement rapide et des transformations sociales et économiques accélérées dans le monde arabe d'aujourd'hui, les portraits négatifs des Arabes dans les médias américains ne sont pas nécessairement des descriptions exactes, expliquent les auteurs. Ils croient que plusieurs mesures devraient être prises pour éliminer les stéréotypes dont la présence d'un média arabe aux États-Unis qui traiterait de l'histoire et de la culture. Source: www.eurekalert.org

dimanche, janvier 07, 2007

c'est pas gentil pour les psy :)

Trois femmes, dont une blonde, se rencontrent un mois après leurs voyage a Cuba et après avoir attrape la turista.
Une des femmes dit : - Ah, moi, mon mari est médecin. Il m'a prescrit un traitement, et ma diarrhée s'est passée !
Une autre s'exclame : - Oh, moi, mon mari est pharmacien. Il m'a donne un médicament, et tout est revenu dans l'ordre.
La blonde rétorque : - Ah, moi, mon mari est psychologue. Je chie encore dans mes culottes, mais je l'accepte mieux!

samedi, janvier 06, 2007

méfiez vous des femmes

Une fée dit à un couple marié :Pour avoir été un couple si exemplaire depuis 25 ans, je vous accorde à chacun un voeu.La femme dit alors : je voudrais faire le tour du monde avec mon mari adoré.
La fée agite sa baguette magique, et abracadabra, des billets d'avion apparaissent dans la main de la femme.
Maintenant c'est au tour du mari : euh... c'est un instant très romantique, mais une opportunité comme celle-là n'arrive qu'une fois dans la vie. Alors je suis désolé ma chérie, mais j'aimerais avoir une femme 30 ans plus jeune que moi.La femme est terriblement déçue, mais un voeu est un voeu.
La fée fait un cercle avec sa baguette magique... abracadabra ! Soudain le mari a 90 ans !Les hommes sont peut-être des ****, mais les Fées sont des femmes !!!

mardi, janvier 02, 2007

jeu de séduction

Daniel Marcelli est professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à Poitiers. Il vient de signer un article, «J't'ai eu» dans le numéro d'«Autrement» consacré à la séduction. Entretien.
Coopération. Séduire, est-ce naturel?
Daniel Marcelli. Oui, c'est un désir naturel. Cela fait partie de l'espèce humaine et plus particulièrement de la parade amoureuse entre deux êtres humains. S'il n'y avait pas la séduction, la relation sexuelle se limiterait au coït. La séduction, c'est ce qui fait passer du coït à la relation.
Pourquoi séduit-on?
On séduit parce qu'on veut attirer l'autre à soi. Parce qu'on a l'espérance que cet autre qu'on attire à soi nous reconnaîtra et verra la part la plus intime que l'on porte en soi. Le plaisir de la séduction repose aussi sur la surprise que l'on ressent à étonner l'autre, à le déstabiliser, à le voir s'ouvrir et devenir disponible.
Le séducteur cherche par conséquent à avoir une emprise affective, intellectuelle ou psychologique sur le séduit...
Tout dépend de la personnalité du séducteur. Le besoin d'être reconnu varie selon les gens. Ceux qui ont un besoin modéré d'être reconnus parviendront à donner une place au séduit dans leur vie. Ils lui accorderont de l'importance. Pour d'autres, qui ont des doutes extrêmes quant à leur identité, ce besoin d'être reconnus est tellement impérieux qu'il l'emporte sur la place de la personne séduite. La séduction s'inscrit alors moins dans la dimension relationnelle, mais dans une dimension où l'emprise sur l'autre l'emporte.
La séduction implique un séducteur et un séduit. Mais est-ce que le séduit se fait avoir?
Non. Le «se faire avoir» est ce par quoi il faut passer pour rencontrer l'autre, partager avec lui, lui montrer sa vulnérabilité et pas simplement sa force. La séduction est une intense communion d'émotions entre deux individus. A ce moment-là, leurs émotions les plus intimes et les plus privées ne viennent pas d'eux, mais de l'autre, à cause de l'autre, et cet état de dépendance, il faut l'accepter.
Certain(e)s ne savent pas séduire, du moins jouer aux jeux de la séduction. Est-ce que cela s'apprend?
On est d'autant plus à l'aise dans les jeux de séduction, que l'on est à l'aise avec ses émotions. Le jeu de séduction, c'est jouer avec les émotions. Or, l'émotion ça vous tombe dessus sans que vous en ayez la maîtrise. Une sensation, vous vous l'administrez. L'émotion, vous la partagez avec quelqu'un et elle vous envahit. Les jeux de la séduction impliquent donc une prise de risques. On montre une partie de soi et l'on accepte de se laisser entraîner là où l'on ne voudrait pas forcément aller. Le problème de beaucoup de gens est qu'avant de se laisser aller à la séduction, ils voudraient savoir la fin de l'histoire. C'est impossible.
Les jeux de séduction dans le cadre de relations affectives, sont-ils exclusivement destinés aux relations naissantes?
Dans une relation d'affection, la notion de séduction est essentielle. Quand l'un des deux partenaires n'a plus le désir de s'adonner aux jeux de séduction, c'est que le feu de l'amour est en train de s'éteindre. Il peut être remplacé par de la tendresse, du respect, mais il est clair que la relation est en train de changer. L'envie de se séduire mutuellement dans un couple formé montre que la relation reste vivante et que les partenaires en attendent encore beaucoup.
Propos recueillis par Véronique Châtel